21.09.2010

Interview de Valentin de Banana Rods

¤ Salut Valentin, peux tu te présenter pour que l'on puisse mieux te connaître ?dsc_8486.png
 Bonjour Damien, je suis d'abord pêcheur, mais aujourd'hui je suis l'heureux fondateur de Banana Rods, que j'ai démarré avec Charles il y a quelques mois. J'ai une formation en écologie, au départ, que j'ai complétée avec un peu de gestion. Je pêche la carpe depuis un bout de temps, et j'apprécie pas mal la mouche aussi.

J'habite à Paris, et je pêche, avec Charles des gravières, dans l'Oise et en Champagne, ainsi que les lacs de l'Aube qui ont une saveur vraiment particulière.

   ¤ Peux tu nous présenter ton entreprise "BANANA RODS" ?
  Banana Rods, c'est deux amis  qui avaient envie de monter une boîte sympa. Et puis, il y avait la
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pêche, passion de Valentin depuis des années et découverte pour Charles. L'idée de Banana Rods, c'est le constat que la canne custom montée à la main reste réservée à un public initié.  C'est l'idée d'apporter enfin la qualité de matériel que les pécheurs passionnés sont en droit d'attendre. Des cannes irréprochables, qui tiennent dans le temps, adieu le vernis qui s'écaille, pour un prix correct/Honnête/Raisonnable. 

¤ Comment cette idée de monter des cannes sur mesures t'es venue à l'esprit ?
 Quand on aime la pêche à la carpe et qu'on se rend compte combien le matos est important, on a envie de monter en qualité de blank et plus généralement de vouloir se faire plaisir. Moi, j'avais de vieilles Rod Hutchinson et quand j'ai décidé de changer, je me suis dit que je n'avais aucune envie de mettre 1500€ dans 4 cannes qui n'allaient pas durer. Alors je me suis renseigné, et pas de solution en France. Et c'est là que ça s'est compliqué, quand il a fallu que je m'organise pour avoir les 4 Torrix TE dont je rêvais ! C'est un peu ça le déclic Banana Rods.

 

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¤ Je sais que tes cannes sont montées à la main en Angletterre. Peux tu nous en dire plus sur les monteurs ?
 Nos monteurs sont des artisans, passionnés par ce qu'ils font, et c'est une priorité pour nous. Le milieu des monteurs est peu connu ici, nous connaissons les "rod builders" qui ont un site et qui vendent directement aux consommateurs, beaucoup moins les professionnels qui travaillent dans l'ombre. Ce sont souvent eux qui proposent le meilleur boulot….

¤ Sur ton site, tu proposes de grandes marques prestigieuses comme Harrison et Century. D'où proviennent tes blanks et quelles sont leurs particularités ?
 Tous nos blanks proviennent de fabricants renommés. C'est l'esprit dans lequel nous travaillons, toujours ce qui se fait de mieux. Darren's Gallery 059.jpg
Les blanks sont roulés à partir d'un assemblage complexe de feuilles de carbone, de différente géométrie et composition, afin d'obtenir l'action voulue.

Chaque firme à sa philosophie de canne. Pour Harrison, on peut en gros résumer en disant que c'est avant tout le plaisir sur le poisson qui compte. Chez Century, c'est vrai qu'on sent qu'ils mettent l'accent avant tout sur les capacités de lancer.
Je ne dis pas qu'on ne peut pas avoir de plaisir avec une canne Century ou lancer loin avec une canne Harrison, c'est juste une tendance à prendre en compte le choix du blanck. 

Un blank peut être un assemblage de 5 ou 6 différents carbones, mêlant l'aspect mécanique et l'aspect esthétique. C'est tout l'art des fabricants de blanks : savoir agencer habilement le tout pour obtenir un blank parfait.

Pour te faire une confidence, je suis un grand fan des Torrix... Selon moi, ce sont les cannes les plus polyvalentes du marché, combinant d'une façon exceptionnelle une grande capacité de lancer et du plaisir sur le poisson, avant tout.


DSC_9067.jpg¤ Comment commence un projet avec le pêcheur ?
 Le plus important, c'est de décrypter les conditions de pêche. A partir de ça, le choix se restreint rapidement à deux ou trois blanks. Une fois le blank idéal défini avec le pêcheur, vient le moment des finitions. C'est la partie la plus amusante, parce qu'on assiste vraiment à la création d'une canne, à l'image des goûts de notre client. C'est vraiment la partie que j'aime… 

¤ A partir de quel budget est-il possible d'avoir une canne custom chez toi ?
 On peut avoir une canne custom à partir de 300€. Les tarifs évoluent en fonction des blanks et de l'équipement. Il faut compter en moyenne 350€ pour une Torrix 12' 3.25 par exemple.

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¤ Quelle marques de blanks montes-tu le plus ?
Sans conteste la Harrison Torrix. Je crois que les pêcheurs reconnaissent de plus en plus les qualités de cette canne qui était pas si connue en France.

¤ Peux tu nous faire rêver, quelle canne la plus prestigieuse serait-il possible de monter pour toi ?
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Toutes les cannes que nous montons sont prestigieuses ! (rires) 
Sérieusement, je pense que je choisirais une Torrix Soft Action ou une Torrix TE. La Soft Action a l'action parfaite pour moi, à l'aise partout, c'est une canne de dingue. La TE est idéale quand on veut pêcher loin, car elle garde une action vraiment agréable sur le poisson.
Je les monterais en Full Liège, blank vernis, et les nouveaux Fuji Sic Serie-K. Avec ça, t'es le roi du pétrole.

¤ Quels sont tes projets pour l'avenir ?
 On a pas mal de projets. Les prototypes d'une 10' sont en cours de test, nous voulons fournir la meilleure 10' du marché, et ça demande pas mal de boulot !

Nous avons une forte demande pour une épuisette, nous y travaillons, notamment sur les parties en Inox ou alu, pour avoir un produit irréprochable.

Nous avons été sponsor de la World Carp Classic, c'est quelque chose qui nous à vraiment plus, rencontrer des pêcheurs de toute l'Europe, nous y retournerons, pour l'ambiance l'année prochaine, et puis les équipes françaises étaient vraiment super!

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Au niveau d'internet, notre site n'est pas parfait, et on cherche en permanence à l'améliorer. Je ne vais pas lever entièrement le secret, mais on est en train de développer une interface qui va changer la façon d'acheter ses cannes sur le net !
Quelques autres surprises sont à prévoir pour 2011 !

¤ Un dernier mot pour la fin ?
Tout d'abord merci à toi. Ce sont grâce à ceux qui nous ont fait confiance et qui nous renouvellent cette confiance que nous pouvons avancer et continuer à proposer des produits d'une qualité chaque jour supérieure.

Notre philosophie se résume à deux mots "NEVER COMPROMISE". 
Restez libres,
A+
Valentin et Charles, Banana Rods
Merci à toi pour cette interview.

15.07.2010

Interview de Raphaël Biagini

Damien: Bonjour, Raphaël peux tu nous faire une petite présentation de toi ?biagin13.jpg
Raphael Biagini: Je m’appelle donc Raphaël BIAGINI. J’ai eu 30 ans cette année. Je vis dans le sud de la France avec la femme que j’aime. Je suis passionné par la pêche, le dessin, les voyages et la musique… Un homme comme un autre quoi.

Damien: Depuis combien de temps pêches tu la carpe? Et surtout comment t'es tu mis à cette pêche ?
Raphael Biagini: J’ai découvert ce poisson en 1992 alors que je pêchais la perche. Au bout de quelques heures au bord de l’eau, ma « bourriche » vide, j’ai décidé de m’asseoir sur la berge de la rivière, le Vidourle, sur laquelle je passais ma journée. Ma ligne lancée à mes pieds, dans un jour calme, tout s’est emballé! Pour la première fois je croisais le fer avec un poisson qui, aujourd’hui encore, me rend visite la nuit dans mes rêves les plus agréables. Pour la petite anecdote, celle-ci n’est pas sortie de son élément. Je l’ai malheureusement perdue sous mes yeux… Mais peut-être était-ce mieux ainsi, c’est possiblement pour ça que j’ai décidé d’y retourner une seconde fois (puis une troisième, une quatrième, cinquième……….).

Damien: Qu’est-ce qui t'attires dans cette pêche ?
Raphael Biagini: C’est une question vaste qui demande bien plus qu’une interview pour trouver une réponse exacte! Disons globalement que j’aime passer plusieurs jours au bord de l’eau, que j’aime ce à quoi ressemble la carpe physiquement, que j’aime la taille qu’elle peut atteindre, que j’aime l’atmosphère et l’ambiance que l’on peut vivre, assis à coté de ses cannes, lorsque le soleil est en train de « naître » en même temps qu’un espoir rempli d’incertitudes….
Bref, il m’est difficile de donner une réponse précise, il faut le vivre pour le comprendre!


Damien: Quel style "d'eaux" (Rivière, lac...) pêches-tu? Et quelles sont tes préférées ?
Raphael Biagini: Je n’ai pas de terrain de prédilection. J’aime pêcher là où je me sens à mon aise. Il n’y a sincèrement aucune situation que je préfère à une autre. Comme vous le savez peut-être, je cible prioritairement les grands poissons. C’est donc l’une des raisons qui me poussent à aller ici ou là. J’ai passé beaucoup de temps à pêcher fleuves et rivières, gravières et sablières, mais aussi des canaux ou des grands lacs. Au bout du compte, aucune « destination » ne me plaît plus qu’une autre. A chaque eau ses spécificités, ses mystères, l’essentiel est de s’y sentir bien.


biagin12.jpgDamien: Comment choisis-tu tes destinations ?
Raphael Biagini: Je les choisis au feeling. Je me dis : « là, ça vaut peut-être le coup, et si il y avait quelque chose à y faire ? ». La plus part du temps c’est comme ça que je prends la décision de pêcher tel ou tel endroit. Plusieurs des lieux sur lesquels j’ai passé du temps sont maintenant connus et d’autres le deviendront certainement. J’aime être le premier à caresser les grosses carpes qui nagent dans un endroit où je suis le seul à le savoir par ce que je le découvre, mais j’aime aussi y retourner pour les caresser à nouveau, ça apprend tellement de chose. Je pêche par ce que ça me passionne, pas que la carpe d’ailleurs, et je me dirige vers les lieux qui me conviennent.

Damien: Que penses-tu des plans d'eaux privés ?
Raphael Biagini: A vrai dire, pas grand-chose. Je n’ai mis les pieds qu’une fois sur les berges d’un lac privé et c’était le lac de Sarulesti, en Roumanie (une pièce d’eau de 1500 Hectares). Pour être franc, je pense que le domaine publique français est assez extraordinaire et l’idée de pêcher un lac privé dans l’hexagone ne m’a jamais traversé l’esprit pour de nombreuses raisons qui font que je n’ai aucun besoin de fréquenter ce genre de lieu. Libre à chacun de faire ce que bon lui semble.

A court terme, je suis bien content de savoir que de nombreuses personnes sont sur les berges d’une propriété privée, ça laisse les postes que je pêche tranquille. A long terme, ce terrain de jeu extraordinaire qui nous appartient à tous, le domaine publique, sera privatisé et divisé en un nombre égal à celui que représentera celui de ses nouveaux acquéreurs et propriétaires. Tant mieux pour eux… Tant pis pour nous, il sera trop tard et nous ne pourrons alors plus nous plaindre.

Damien: Le record du monde est tombé cet hiver dans le privé avec un poisson de 94lbs. Quelles réflexions as-tu sur celui ci ?
Raphael Biagini: La donne vient de changer mon ami! Ce record vient tout juste d’être battu, si je ne me trompe, et cette même carpe fait aujourd’hui 99 livres (prés de 45 kg). Oui, c’est un record puisque aucune carpe pêchée à la ligne n’a jamais atteint ce poids. Après, en ce qui me concerne, je ne considère pas ce poisson comme celui représentant le record de la pêche qui me passionne!

Cette carpe est énorme, il n’y a aucun doute, mais elle ne me concerne pas (comme plusieurs autres passant les 40 kg et provenant de sites également privés). Jusqu’à preuve concrète du contraire (pas des : « je crois, on m’a dit que, etc »), un tel poisson n’existe pas dans le domaine publique mondial. La photo d’un poisson de 41,3 kg pris au filet circule mais, à ma connaissance en tout cas, c’est bien la seule. Cette situation est donc assez irréelle.

Damien: Tu as à ce jour le 2ème plus grosse carpe miroir prit dans le domaine publique avec un poids de 35,500Kg. Peux-tu nous en dire plus sur cette prise ?
biagin10.jpgRaphael Biagini: Il n’y a pas grand-chose à dire. Une fois encore il faut le vivre pour avoir une idée plus précise. C’est un poisson colossal, géant, énorme, magnifique, le poisson d’une vie (ou pas, l’avenir me le dira).

Damien: Je sais que tu représentes la marque ATOME X. Peux-tu nous en parler ?
Raphael Biagini: Je ne représente plus la marque Atome-X, ni aucune autre marque. Ceci dit, ce sont de très bons appâts.

Damien: Si tu devais choisir un seul et unique appât, lequel serait-il ?
Raphael Biagini: Hélas, la seule réponse que je puisse donner est : celui qui sera le plus opportun, au bon endroit, au bon moment! Je sais, ça ne fait pas spécialement avancer le schmilblick mais ça me semble être la réponse la plus « intelligente ».

Damien: Tu connais de grands pêcheurs comme toi. Mais quelles sont les personnes que tu admires dans le monde de la pêche de la Carpe ?
Raphael Biagini: Pour être très franc, je n’admire personne. Il y a bien entendu beaucoup de très bons pêcheurs de carpes, qu’ils soient connus où pas d’ailleurs, mais aucun n’est Dieu à mes yeux. Par contre, j’avoue avoir une grande estime pour Franck Hiribarne que je considère être le meilleur pêcheur que je n’ai jamais rencontré. Cet homme sait tout pêcher et, qui plus est, extrêmement bien!

biagin11.jpgDamien: Un dernier mot pour la fin ?
Raphael Biagini: Je suis en ce moment même en train d’écrire mon livre. C’est un très gros ouvrage, qui fera possiblement plus de 400 pages, dans lequel vous pourrez découvrir autre chose (J’ai à cœur de proposer un livre très différent de ce qui existe déjà). Je souhaite partager ma passion, de mes débuts à aujourd’hui. Poser noir sur blanc tout ce que j’ai vu, tout ce que j’ai vécu, tout ce que j’ai compris, tout ce dont j’ai eu envie. Cette pêche me permet de rêver les yeux ouverts et j’ai l’envie profonde de transmettre cette part du rêve… Autrement, sur le terrain directement!
Enfin, Je viens de tourner un second film avec Tony Davies Patrick qui sortira prochainement dans les bacs. Un DVD à ne surtout pas rater, d’une qualité exceptionnelle !!!

 

Merci beaucoup Raphaël pour cet interview, et de m'avoir accordé du temps !

02.03.2010

Interview de Bruno Médou

Damien:Bonjour Bruno tout d’abord peux tu te présenter ?12840_1189001477756_1009903084_30478774_4815328_n.jpg

Bruno:Bonjour

Et bien j’ai 35 ans je vis en région parisienne et je suis directeur d’une structure social accueillant des jeunes en difficultés.


Damien:Comment as-tu commencé la pêche ?

Bruno:Mon parcours est on ne peut plus classique. J’ai commencé tout jeune a l’âge de 6 ans lorsque je suivais mon père dans ces péripéties halieutiques. J’ai d’abord pris quelques perches arc en ciel puis quelques gardons puis quelques tanches avant de me passionner suite a quelques casses mémorables aux carpes et à leur mœurs.


Damien:Pourquoi es tu attiré par cette pêche ?

Bruno:Le mystère, la traque, les techniques, les habitudes des poissons etc.. C’est un tout que l’on ne peut décrire en un seul mot.


Damien:Tu pêches un peu tous types d’eaux (sauf les eaux surmédiatisées) quelles sont celles que tu préfères ?

Bruno:Je suis avant tout passionné des espaces ou je peux pratiquer ma passion comme je l’entends. C'est-à-dire librement. Je deviens fou lorsque j’ai envie d’aller tendre une ligne à 500m sur ma gauche ou encore de changer de poste mais que cela n’est pas possible parce que d’autres pêcheurs sont en place. Lorsque ces critères sont réunis alors je peux pêcher un peu partout que se soit privé ou public. Force est de constaté tout de même que des endroits apportant ces critères et une liberté totale (utilisation du bateau notamment) sont rares dans le domaine public.

 

Il ne s’agit pas ici de se cacher derrière des excuses car j’avoue ouvertement avoir quelques amis tenant des étangs privés cleans et agréables qu’ils m’arrivent de pratiquer pour leur rendre visite. Je m’y rends très souvent en plein hiver lorsque la pêche y est fermée comme cela je suis sur de pouvoir y faire ce que je veux. Ces pêches restent ponctuelles car je consacre la plupart de mon temps à voyager ici et là à la rencontre de mes amis dans des eaux majoritairement publiques et sauvages. Je voue aussi un attachement particulier à la Seine que je pratique assidûment a la recherche des plus beaux spécimens mais également pour les sensations que la pêche en eau courante procure. Je suis donc un peu un globe trotter et je voyage énormément.

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Damien:Comment choisis tu t'es destinations ?

Bruno:La tranquillité, le cadre, et la présence de poissons de tailles honorables sont généralement les critères qui entrent en premier dans le choix de mes destinations. Ensuite il y a également des contextes différents ou je prends un plaisir immense, comme par exemple les petits canaux ou ne nagent pas forcément de gros poissons mais ou l’ambiance mystique et la beauté de ces derniers me font vite oublier leurs poids, ou encore la Seine sur les quais bétonnés de la capitale qui n’offre ni la tranquillité ni le coté sauvage mais qui me fait également bien « kiffer ».


Damien:Le record du monde est tombé il y a peu qu’en penses tu ?

Bruno:Cela ne fait ni chaud ni froid en fait. Le lac de Curton reçoit une telle quantité d’appâts riches que les carpes de ce lac arrivent à atteindre des poids bien supérieur à ce qu’ils seraient sans cette nourriture providentielle. Un poisson fabriqué ne m’attire donc pas plus qu’un gros poisson connu de tous, pris et repris même si il nage à Cassien ou à Orient. Ce n’est pas trop mon délire même si je ne me cache pas, j’aime les gros poissons. Mais pas ceux la


5535_1115455679157_1009903084_30286939_7436731_n.jpgDamien:D’où te viens ta passion pour la photographie ?

Bruno:J’ai toujours aimé l’art et les belles choses (comme les femmes par exemple lol). J’ai donc été longtemps admiratif devant l’œil de certains de mes amis pêcheurs et est tout doucement pu m’équiper afin de me mettre moi-même au diapason. Depuis au mêmee titre que la pêche c’est devenu une passion et si j’oubli mon appareil lorsque je pars a la pêche j’en suis aussi fou que si j’avais oublié mes cannes.


Damien:Tu as le privilège de représenter en France les marques du groupe Korda ( Delkim, Trakker et Aquaproduct) ainsi que les marques Mainline, Bait tech, et Freespirit peux tu nous en parler ?

Bruno:Tout d’abord c’est vrai que c’est un privilège et que j’en suis avant tout fier. Ces sociétés sont très soucieuses de leurs images et donc de ceux qui peuvent la représenter. A ce titre je prend avant tout sa pour un honneur. J’apprécie également converser avec les patrons de ces sociétés qui sont avant tout comme moi de grands passionnés de pêche avec qui je ressent une extrême complicité et une grande confiance en mon travail. Tous sans exception ont des valeurs humaines immenses et je pense que leurs sociétés n’en seraient pas là aujourd’hui si ils n’entretenaient pas ces valeurs au quotidien. Bénéficier des matériaux et des appâts les plus hauts de gamme qu’ils soient est un avantage et un atout supplémentaire me permettant de pratiquer ma passion sereinement. Je ne suis pas naïf et sais pertinemment la chance que j’ai mais a leurs côtés j’apprend chaque jour que ces fameuses valeurs humaines et les amitiés de longues valent bien plus que quelques bouts de carbone ou quelques kilos d’appâts !!!


Damien:Si tu devais choisir un seul appât lequel serait il ?

Bruno:Si il n’ y a pas trop d’indésirables je dirais du Maïs doux sans hésiter.

Dans le cas contraire une noix tigrée.

 

Un grand merci à toi pour ton accessibilité et pour cette interview ! J'aime beaucoup ton raisonnement sur cette pêche; notre pêche !


26.02.2010

Interview Carpe Nature

J'ai eu la chance d'avoir une interview de Jean Philippe Forzani rédacteur en chef de Carpe Nature.


Voici l'interview:

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¤ (Damien): Tout d'abord présentez vous qui êtes vous ?
(Jean Philippe Forzani): L'équipe Carpe Nature est composée de passionnés de pêche de la carpe. Nous comptons aussi parmi nous des pêcheurs de silures. Nous sommes tous également à différents degrés passionnés par la nature. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle quelques photographes animaliers ont intégré l'équipe. Vous découvrirez les auteurs au fil des parutions.

¤
(Damien): Pourquoi avoir choisi la pêche de la Carpe ?
(Jean Philippe): Tout simplement parce que la pêche de la carpe est sans doute celle qui permet le mieux de profiter de la nature et de véritablement découvrir au fil des jours passés au bord de l'eau, la richesse des lacs et des rivières. C'est aussi bien entendu parce que la pêche de la carpe est passionnante et offre d'infinies possibilités.couv10.jpg

¤ (Damien): Parlez nous de votre nouveau magazine (CARPE NATURE) ? Quels en sont les objectifs ?
(Jean Philippe): Carpe Nature sera un magazine différent de ceux qu'on trouve actuellement sur le marché. Nous voulons éviter de faire du sensationnalisme basé sur la médiatisation des poissons records. Nous préférons présenter la pêche de la carpe de façon plus réaliste. D'ailleurs de nombreux articles seront consacrés aux milieux naturels. Il y aura également une rubrique sur la pêche du silure, un poisson qui intéresse aujourd'hui bon nombre d'entre nous.

Enfin la nature aura une grande place dans le magazine. Nous présenterons la faune et la flore que l'on peut rencontrer au bord de l'eau. Bien entendu nous parlerons aussi de techniques de pêche et présenterons des destinations, en harmonie avec notre ligne éditoriale.

¤ (Damien): Il y a déjà pas mal de magazines qui parlent de la pêche de la Carpe, qu'est-ce qui vous démarque de ces derniers ?
(Jean Philippe): Aujourd'hui la médiatisation à outrance des gros poissons a engendré de nombreuses dérives (trafic de carpes, surpêche...). Nous estimons que ce qui fait la valeur d'un pêcheur de carpes n'est pas forcément son palmarès mais plutôt sa vision de la pêche, ses capacités d'adaptation aux différents milieux et enfin le rapport qu'il entretien avec la nature.

¤
(Damien): Le prix de CARPE NATURE est vraiment plus faible que les autres magazines. Es un coup de pub/markéting (avec beaucoup de publicités et/ou augmentation du prix au fil des mois) ?
(Jean Philippe): Le prix de Carpe Nature devrait rester à 4,90 Euros. Cependant nous devrons ajuster le volume de pages en fonction du nombre de publicités présentes dans le magazine. Beaucoup de lecteurs critiquent la présence de pages de publicité dans un magazine. Or il faut savoir que compte tenu des niveaux de ventes des magazines de pêche en général, sans publicité nos revues ne seraient pas rentables et donc rapidement vouées à disparaître.

¤ (Damien): Je vous laisse la parole pour le mot de la fin...
(Jean Philippe): Nous espérons simplement que le concept Carpe Nature plaira aux lecteurs. Nous ne manquerons pas d'être à leur écoute afin de répondre plus précisément à leurs attentes. Sachant qu'il est extrêmement difficile de plaire à tout le monde...

 

Je remercie CARPE NATURE pour cette interview. Maintenant, il ne reste plus qu'à lire le premier numéro !